Écoles & diplômes

Que faire après un échec au concours d’entrée en école supérieure ?

Par Maxime
5 minutes

Quand le concours ne passe pas : comprendre et surmonter le premier choc

L'échec à un concours d'entrée en école supérieure est une étape difficile à vivre pour beaucoup d'étudiants. Après des semaines, voire des mois de préparation, voir son nom absent de la liste d'admission provoque naturellement une déception. Pourtant, loin d'être une fin, cet événement peut marquer le début d'un nouveau chemin, parfois plus adapté à ses envies ou révélateur de nouvelles opportunités. Pour avancer, il faut d'abord déculpabiliser : chaque année, des milliers de candidats connaissent cette situation et nombreux sont ceux qui rebondissent avec succès.


Analyser son résultat pour mieux rebondir

La première démarche consiste à comprendre son échec. Est-ce un manque de préparation ou simplement une trop forte concurrence ? En fonction des concours et de leur sélectivité, le nombre de places offertes reste souvent bien inférieur au nombre de candidats. Prendre rendez-vous avec les professeurs, un conseiller d'orientation ou même avec le jury si possible, permet d’obtenir un retour sur ses points forts et ses axes d’amélioration. Cela offre un cap clair pour la suite.

  • Distinguer les facteurs externes (nombre de places, exigence croissante, notes d’admissibilité, etc.) des facteurs internes (gestion du stress, méthodes de travail, expression orale, etc.).
  • Rassembler ses bulletins, notes, retours de copies pour dresser un état des lieux objectif avant de décider des prochaines étapes.

Rebond numéro 1 : se représenter l'an prochain

Dans beaucoup de filières, repasser le concours l’année suivante reste possible. Cette option demande une réelle motivation car il s’agit de consacrer une année supplémentaire à la préparation, souvent en parallèle de nouveaux cours ou de stages. Cette "année de césure" peut aussi se transformer en opportunité : approfondissement d’une langue, engagement associatif, expérience professionnelle, voyage à l’étranger, tout compte pour enrichir son dossier et prouver sa détermination.

  • Trouver un coach ou un groupe de préparation pour bénéficier d’une dynamique collective et ne pas rester isolé(e).
  • Élaborer un plan précis : calendrier de révisions, points à retravailler, entraînements réguliers sous conditions réelles.
  • Profiter de l’année pour développer des compétences transversales recherchées dans tout parcours postbac : autonomie, prise de parole, gestion du temps, soft skills…

Rebond numéro 2 : explorer d'autres écoles ou filières

L’échec à un concours ne signifie pas pour autant qu’il n’y a plus d’options dans l’enseignement supérieur. D’autres établissements proposent des parcours similaires, parfois avec des concours ou modalités d’accès différents (dossier, entretien, tests écrits spécifiques). Certaines écoles privées ou consulaires, des écoles associatives ou des Instituts Universitaires de Technologie (IUT), ouvrent également leurs portes avec des critères moins sélectifs et des cursus reconnus.

  • Identifier l’ensemble des alternatives via Parcoursup, le portail de l’Onisep ou les salons virtuels et forums étudiants.
  • Envisager les doubles licences, les parcours à l’étranger ou les passerelles universitaires qui apportent une réelle valeur ajoutée et offrent souvent une deuxième chance pour intégrer l’école visée après deux ou trois années de réussite.
  • Privilégier l’ouverture : multiplier les candidatures augmente les chances de trouver la formation qui correspond à son projet.

Entrer sur le marché du travail ou en alternance : une voie à ne pas sous-estimer

Après un concours raté, l’envie de passer rapidement à la vie active peut apparaître : c’est souvent le moment parfait pour envisager une formation en alternance. Ce modèle offre une expérience professionnelle immédiate, de véritables responsabilités et un salaire, tout en préparant un diplôme reconnu. Beaucoup d'entreprises apprécient ces profils "pragmatiques" qui, face à un échec, prennent les devants pour se professionnaliser.

  • Consulter les offres d’alternance ou de contrats pro sur les grands portails dédiés (Alternance.fr, Pôle Emploi, Apecita, etc.).
  • Viser les formations en BTS, BUT, licences professionnelles, écoles d'ingénieur ou de commerce en alternance permettant d’échelonner sa montée en compétences.
  • Profiter d'une expérience professionnelle comme tremplin pour retenter un concours, évoluer en interne ou mûrir un nouveau projet d'études.

Valoriser une année de césure et mûrir son projet

La pression d’une réussite "à tout prix" ou "dans l’immédiat" n’est pas toujours positive. Beaucoup de témoignages le prouvent : une année de césure n’est pas du temps perdu, au contraire. Effectuer un volontariat, un stage, partir au pair ou s’investir dans un projet associatif offre souvent l’occasion d’affiner ses envies, de mûrir un projet professionnel ou personnel… et d’acquérir des expériences valorisables sur son CV ou en entretien.

  • Rejoindre le service civique ou un programme de bénévolat encadré peut ouvrir des perspectives nouvelles dans la solidarité, l’éducation, la culture.
  • Explorer une expérience à l’étranger (Erasmus+, chantiers internationaux, jobs saisonniers) pour améliorer une langue, découvrir d'autres façons de travailler, ou gagner en maturité.
  • Créer un blog, lancer un projet entrepreneurial, ou passer des certifications en ligne (MOOC, langues, bureautique…) pour dynamiser son profil.

Se faire accompagner pour repenser son orientation

Parfois, c’est l’occasion de tout remettre à plat. Rencontrer un conseiller d’orientation psychologue (COP), participer à des ateliers collectifs, suivre des webinaires ou consulter des coachs spécialisés peut apporter un regard neuf et mettre en lumière des voies insoupçonnées. Beaucoup de régions financent des dispositifs d’aide à la réorientation ou encouragent les bilans de compétences pour les publics en recherche d’un projet plus aligné.

  • Profiter des structures d’orientation (CIO, Mission locale, CIDJ) pour obtenir des conseils personnalisés et aider à la rédaction de nouveaux dossiers de candidature.
  • Tester des outils d’aide à l’orientation ou des quiz d’intérêts métiers disponibles en ligne (Onisep, Orientation.com, etc.) pour mieux se connaître.
  • Échanger avec des étudiants ou diplômés de formations auxquelles on n’aurait jamais pensé, via les réseaux sociaux professionnels ou les Mentors étudiants sur Parcoursup.

Zoom sur les émotions : accepter, rebondir, témoigner

Au-delà de l’aspect purement pratique, apprendre à gérer le sentiment d’échec est essentiel. En parler autour de soi, écouter les témoignages de ceux qui sont passés par là, c’est aussi prendre du recul et relativiser l’épreuve. De nombreux anciens candidats sont prêts à partager leurs erreurs, leurs doutes et leurs réussites inattendues. Leur expérience peut aider à ouvrir le champ des possibles.

"J’ai raté mon concours de médecine après deux tentatives. J’ai saisi l’opportunité de partir en service civique et, cette année-là, j’ai découvert un vrai intérêt pour l’animation scientifique. Aujourd’hui, je poursuis une licence de communication scientifique et j’en suis fier !"
— Lucie, 22 ans

Checklist pour optimiser le rebond après un échec au concours

  • Prendre le temps d’analyser ses résultats et d’identifier ses besoins d’évolution.
  • Élaborer plusieurs scénarios réalistes (redoublement/représentation, changement de filière, année de césure active…)
  • S'informer sur toutes les modalités d'accès aux écoles/non-concours, admissions parallèles, réorientations, etc.
  • Mettre à profit l’année « entre deux » en travaillant ses compétences, langues, expériences et en diversifiant son réseau.
  • Accepter l’aide et l’accompagnement des professionnels, des proches et des anciens étudiants.
  • Ne pas se couper des autres : s’appuyer sur la richesse de son entourage et partager ses doutes et découvertes.

Conclusion : transformer l’échec en nouvelle dynamique

Un concours raté n’est jamais une impasse définitive. Il oblige à s’interroger sur ce que l’on veut réellement, à développer sa résilience et, souvent, à explorer des chemins moins balisés mais tout aussi prometteurs pour la réussite future. L’essentiel ? Garder confiance, se donner du temps, oser rebondir et rester ouvert à toutes les formes de parcours. Pour approfondir chaque piste et découvrir les témoignages de celles et ceux qui ont fait de leur échec un moteur, retrouvez nos dossiers « orientation », « révision » et « conseils carrière » sur formationconcrete.fr.

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